PARTIE 2 : « Partez. Vous ne possédez rien. »

La neige et l’humiliation le frappèrent simultanément.

La porte arrière du manoir s’ouvrit brusquement et un jeune homme fut projeté dans la tempête de neige, s’écrasant lourdement sur le pavé gelé de la Cinquième Avenue. Une musique chaleureuse et des rires s’échappèrent derrière lui pendant une fraction de seconde cruelle.

Son demi-frère se tenait sur le seuil, souriant.

« Sors. Tu ne possèdes rien. »

La porte claqua.

Seule la tempête subsistait. Le vent hurlait entre les immeubles de luxe. La neige lui fouettait le visage tandis qu’il peinait à se relever. Soudain, quelque chose glissa de sa poche et frappa la glace avec un bruit métallique strident.

Une bague.

Elle roula vers une bouche d’égout.

« Non… »

Il se jeta dans la neige et la rattrapa à quelques centimètres de la disparition. Sa main se referma sur le vieux bracelet de fer.

La caméra aurait pu s’approcher suffisamment pour le voir à cet instant précis : une faible lueur rouge commençant à briller dans sa paume gelée.

Et soudain… le silence retomba sur la ville.

Puis les moteurs vrombirent.

Profond. Synchronisé. Violent.

La caméra balayait la Cinquième Avenue dans les deux sens, tandis que des convois de Mercedes-Benz Classe G noires fendaient la neige, leurs phares fendant l’horizon et bloquant l’avenue de part en part.

Les portes du manoir s’ouvrirent brusquement. Son demi-frère sortit, le visage blême.

« Qu’est-ce que c’est que ça ?! »

Cinq portières de SUV de tête s’ouvrirent simultanément. Des hommes massifs en costumes noirs en sortirent et passèrent devant tout le monde sans un regard. Ils se dirigèrent droit vers l’homme dans la neige.

Leur chef, le visage balafré, s’agenouilla devant lui.

« L’Anneau de Fer nous a appelés. »

Le demi-frère se décomposa.

Le chef leva les yeux.

« Ton exil est terminé… Jeune Maître. »

Le jeune homme se releva lentement, l’anneau brillant plus intensément dans sa main. La neige fondit contre son poing. Il contempla le manoir, le visage dénué de toute pitié.

« C’était le plan. »

Le chef lui tendit un dossier scellé. Il l’ouvrit, en parcourut rapidement les pages, puis leva les yeux, le regard froid.

« Je récupère ma famille. »

Derrière le convoi, les portes du manoir s’ouvrirent de nouveau, révélant une seconde rangée de blindés.

Voir la partie 2 dans les commentaires.

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